L’Eau de Mulhouse.

3) Phénomène d’autoépuration.

vendredi 30 janvier 2009 par Loïc

En plus de limiter la pollution par l’industrie, les terrains achetés par la ville de Mulhouse à proximité du barrage de Michelbach, comme le confirme l’agence de l’eau Rhin-Meuse, les terrains rachetés permettent le développement de micro-organismes utiles à la dégradation des polluants.

En effet, ces hectares laissés libres [1] permettent le développement d’algues et autres plantes aquatiques qui augmentent la teneur en oxygène de l’eau et favorisent le développement des bactéries, principalement des protozoaires, se nourrisant des matières organiques, et éliminant le PO4^3- et du NO^3-. Ce phénomène est appelé phénomène d’autoépuration de surface et permet un traitement naturel de l’eau avant même son infiltration dans la nappe phréatique.

Les micro-organismes ne peuvent toutefois pas détruire entièrement les pollutions mais celles qui passeront dans la nappe auront été dégradées, certaines bactéries permettent par exemple de transformer l’azote en nitrates : L’azote (sous forme d’ammoniac) est dans un premier temps transformé, par les Nitrosomonas, en nitrite. Ce nitrite est transformé par les Nitrobacter en nitrate qui sera partiellement éliminé par des bactéries du genre Paracoccus et par Escherichia coli. [2]

[1] http://www.eau-rhin-meuse.fr/tlch/zones_humides/preservation/7%20prairies%20mulhouse.pdf

[2] Adapté de "95 réponses sur... Les Micro-organismes" éditions CRDP/CDDP Languedoc-Roussillon, Caroline Hermann-Escuyer.


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